Tu seras toujours l'autre de quelqu'un.

Oh, à tous les jaloux, les méprisants, les orgueilleux, les mal-dans-leur-peau-et-v'là-que-je-vomis-mon-mal-être-sur-les-autres.
Aux bouclés aux airs hautains et ridicules, aux frangistes débiles et creux, aux crânes-raséeux pompeux et hermétiques, les pseudos-coifféins imbus de leur personne et sans valeurs.
Aux garçonnets morveux, aux fillettes pleurnichardes, aux prépuberts de tout sexe puisque qu'il n'y a que ça dans leur tête, aux hommes et aux femmes blasés et sombres.
Aux pères indignes et aux mères surprotectionnistes, aux enfants ingrats et intéressés.

A toi, à vous, et surtout à moi.

Je vous hais.

Parce qu'en fait je suis tout cela à la fois, et ce sans l'être.
Et toute ma haine, je vous l'offre, je vous la balance en pleine gueule et je me replis sur moi-même. Parce qu'en réalité on adore détruire les autres, surtout si on les aime.
T'as réfléchi pourquoi t'étais comme ça ? « Meuh j'y peux rien, j'suis c'que je suis ». Mais grave ! T'es trop exceptionnel, excuse-moi ! Mais moi j'le suis encore plus. Si , c'est comme ça que ça marche. Moque-toi de lui, mais moque-toi de luiiiiii, ça te propulsera automatiquement au-dessus, et tu pourras le regarder de haut avant de l'écraser sans trop te salir.

REGARDEZ-MOI REGARDEZ QUE MOI !

Les sentiments c'est pour les faibles, être gentil et encourageant c'est inutile, l'amour et l'amitié sont une perte de temps considérable, la cigale ne fait que chanter et finit par faire partie du décor parce que la Musique ça pourrait ne pas exister, et la fourmi a beau être Stakhanoviste elle ne fait que dissimuler son ennui profond envers la vie et les autres.

J'adore quand t'as les yeux vitreux quand tu parles avec moi, et que tu me coupes la parole. J'suis pas un ami pour toi, juste un miroir dans lequel tu voudrais t'admirer encore plus, et moi le seul truc qui me froisse, c'est que du coup j'arrive pas à me contempler moi-même.

NAN NAN NAN EN FAIT JE ME SUIS TROMPE !

Je suis Jésus, oui, mais si j'te dis, et je vous aime tous. Même vous pouvez faire la queue pour me mettre une baffe et je tendrai l'autre joue, c'est promis.
NE JURE JAMAIS.
Je ferai de vous mes apôtres, et vous écrirez sur moi après ma mort. Vous aurez l'droit d'mytho un peu si vous voulez.

...

Ca fait du mal.
Ce que l'on fait et ce que l'on dit influera toujours sur les autres. C'est un très grand pouvoir que l'on détient là : notre misérable existence changera toujours un peu l'insignifiante vie du voisin.
Aussi, on fera toujours des erreurs, ça sera toujours le bordel, et on n'atteindra jamais vraiment le bonheur (tu crois que si ? tu te trompes). Mais le principal c'est de suivre ce que l'on s'est fixé, savoir pardonner mais surtout présenter ses excuses lorsqu'il le faut, et qu'elles soient sincères. Apprendre de ses fautes et de celles des autres, que ça serve à quelque chose, encourager ceux qui le méritent, et manger au moins cinq fruits et légumes par jour.

J'voulais faire la morale à personne, à part peut-être à moi-même. Donc en fait c'est pas grave si t'as lu que la première et la dernière ligne.

« -J'ai gagné !
-Mais nan !
-Tu sais même pas pourquoi je dis que j'ai gagné et tu me dis nan à chaque fois ! »

# Posté le vendredi 04 avril 2008 14:30

C'te blog revit ou oiqu ?

Et non, simple et pure crise de narcissisme !
Oh eh dis, 2 ans de cheveux longs révolus, j'peux m'permettre nan ? Si si, allez...
"T'la racoooooontes"
C'te blog revit ou oiqu ?

# Posté le dimanche 17 février 2008 14:30

Blues Soul.

"This is the end.
Beautiful friend, the end.
This is the end.
My only friend, the end.
Of our elaborate plans, the end.
Of everything that stands, the end." The Doors.


Whooououououououou comment j'ai déchiré mon Baaaaaaaaac................................ blanc.
Allez, on s'relâche pas, plus qu'un p'tit trimetre de merde avant cette épreuve que j'prépare depuis trop d'années, et ce pour rien.

Et la guitare mes enfants, ah la guitare. Concours international en préparation. V'là c'qui est vrai, la Musique. Oulala Platon serait pas d'accord hein, la Musique c'est de l'ordre du sensitif donc c'est pour les connards. Bah tu veux que j'te dise ? Platon il est mort, donc il va pas continuer à la ramener.

Voilà voilà, l'unique but de l'article était à la base de vous prévenir que c'était ma dernière journée avec les cheveux longs. Demain, samedi 16, à 17h (ATTENTION ! Pas dimanche 17 à 16h, nanananan !), coiffeur.
C'est tout, ça s'arrête là. Et ça m'fait bien plaisir.
Un dernier adieu au grand bonhomme qu'a été Henri Salvador, et me voilà parti.

# Posté le vendredi 15 février 2008 11:06

Homo Albinus

J'ai fait un rêve, il y a quelques nuits de cela. Jusque là, rien d'exceptionnel, et la suite ne l'est pas non plus, mais la « théorie » qui en a résulté peut être sous un certain aspect cocasse, voire intéressante.

J'ai rêvé que nous étions tous apparus en Afrique, et que nous avions, à la base, tous la peau de couleur noire. Seulement, après quelques générations, un être serait né avec cette maladie génétique que l'on appelle aujourd'hui l'albinisme, mutation qui s'opère par une dépigmentation de la peau.
Parce que tout ce qui ne nous ressemble pas malheureusement nous effraie, cet individu aurait été chassé avec quelques-uns des siens, et ils auraient migré au fur et à mesure du temps vers le Nord, vers l'Europe. Se reproduisant, tous ses descendant se seraient vus souffrir de la même mutation génétique, les condamnant à rester irrémédiablement blancs de peau.
Voici la théorie de mon rêve. Nous serions tous des enfants de l'Afrique albinos. Homo Albinus. J'dis pas que c'est une super théorie, qu'elle est à moi moi moi moi, et que j'la défendrai à la mort. J'l'ai juste rêvée malgré moi et pour une fois, ça pourrait presque tenir la route.


Bref, je vois pas pourquoi je me mets à vous raconter les conneries qui m'apparaissent en rêve, je retourne réviser dans ce gros tas de feuille qu'est mon cours de Philo sur le libre-arbitre et le déterminisme.

Ca m'attriste juste de constater qu'il y encore beaucoup d'imbéciles, ou de fous, qui se permettent de haïr d'autres êtres tous aussi humains uniquement parce qu'ils n'ont pas la même pigmentation de peau. Autant se planter un poignard dans le nombril. On saigne tous de la même manière, peut-être qu'à force on le comprendra enfin...
COMPLEXE PAS MEC, t'es albinos et tu l'vis mal, c'est tout !


Ps : les Tecktonik sont aussi issus d'une mutation génétique complexe. J'vous appelle dès qu'j'en rêve hein.

Mais alors, laissez-moi rêver, au lieu de m'enfermer...
Homo Albinus

# Posté le mardi 05 février 2008 14:53

« Last Flowers To The Hospital » Radiohead

T'sais, quand la vie est à l'envers, que tu te demandes pourquoi tu fonctionnes pas pareil. Pis tu dis qu'ça s'trouve, fonctionner « normalement », c'est marcher à sa propre vitesse, tout simplement. Pourquoi on devrait fixer la norme par rapport aux autres, alors qu'on ne vit qu'une seule fois ?

J'en ai marre.

T'sais, j'suis las de tout ça. Pourtant je continue, j'fais pas d'mon mieux, nan, mais j'essaye de regarder un peu plus loin qu'le bout d'mes chaussures... Chaussures qui d'ailleurs sont encore mouillées d'hier soir, enfin de ce matin. Ouais, quand tu pisses tranquillement à côté du Méridien de Greenwich avec tes compères MetalBeuAah et que, tout à coup, tu te crois poursuivi par des inconnus, bah tu traces ta race (allitération), et tu fais pas gaffe aux flaques. A 2h48, il se remettait à pleuvoir. Mon nom ? Fox Mulder.

J'suis exténué. J'en ai marre.

T'sais, on a d'la chance. Une putain d'chance. J'ai de la chance ne serait-ce que de me permettre le luxe de me plaindre. Y'en a d'autres qui n'ont même pas l'temps, parce qu'ils crèvent de soif. Pis y'en a d'autres qui choisissent de lutter jusqu'à donner leur vie, et pour le coup je pense particulièrement à Benazir Bhutto.

Ils me fatiguent. J'suis exténué. J'en ai marre.

Mais t'sais ? Bah ouais c'est la merde. Et tes enfants, si un jour t'en as, ils se réveilleront dans un monde encore plus pourri. Pis ils te demanderont avec admiration « Mais toi, t'es né avant l'an 2000 ? T'es né au siècle dernier ? C'était comment ? », et toi, blasé, et le regard perdu dans le vide, tu leurs répondras « Je... je suis désolé... j'ai rien pu faire... pardonne-moi, le jour où tu réaliseras... ».

Y'a une chose qui me sauvera, y'a une chose qui pourrait tous nous sauver. Alors blâme-moi, mais je fais ce que je peux, ce que je sais... je fais de la Musique.

Ils me fatiguent. Je suis exténué. J'en ai marre. Mais rien ne me mettra à terre, je continue.

C'est le moment.
« Last Flowers To The Hospital » Radiohead

# Posté le dimanche 30 décembre 2007 10:22